Shalem
L’Institut de politique économique et sociale Print E-mail

 

En dépit des réformes mises en place ces dernières années, l’économie d’Israël demeure entravée par le poids d’une longue tradition de centralisation. Le gouvernement israélien contrôle le secteur public le plus important du monde industrialisé ; la fiscalité pesant sur la classe moyenne se classe en permanence parmi la plus élevée de l’Occident ; de contraignants règlements économiques privent les marchés israéliens d’éventuels investissements étrangers et les citoyens israéliens paient des prix excessifs pour des biens et services, faute de concurrence suffisante dans certains secteurs comme la banque et les services. Par ailleurs, à tous les niveaux, le système éducatif, ainsi que le débat public contribuent à produire un éthos dans lequel la liberté économique et l’esprit d’entreprise sont considérés avec suspicion, tandis que l’égalitarisme, l’interventionnisme du gouvernement et même une certaine nostalgie pour le socialisme sont encouragés.

 

L’Institut de politique économique et sociale du Centre Shalem encourage le développement d’un esprit public favorable à l’économie de marché, ses chercheurs formulant une critique de l’actuelle politique économique et proposant des réformes visant à accroître la liberté économique et à promouvoir la croissance. Par la connaissance, l’éducation et des démarches publiques, les chercheurs de l’Institut contribuent à transformer aussi bien la réflexion que la pratique en Israël, dans le but de faire de son économie l’une des plus libres et des plus compétitives du monde.    

 

 

Parmi les membres de l’Institut :

David Levhari, professeur
Omer Moav, professeur

Eric Gould, professeur


 

Initiatives particulières de l’Institut :

 

Le rapport Levhari

En janvier 2004, l’Institut a publié une étude détaillée de l’économiste israélien David Levhari sur le comportement de type cartel des banques israéliennes dans certains domaines, par exemple, l’établissement des commissions bancaires, ainsi que sur la nécessité de procéder à des réformes de grande envergure dans le secteur bancaire. Le rapport Levhari a suscité la réunion d’une séance spéciale de la commission économique de la Knesset, ainsi que des rapports de la Banque d’Israël et du Conseil du consommateur israélien qui ont tous deux tenu compte de ses conclusions. La publicité à l’échelle nationale dont a bénéficié le rapport a contribué à créer une dynamique et à stimuler d’importantes réformes, notamment la privatisation proposée par le ministre des Finances de l’époque, Benjamin Netanyahu.  

Pour télécharger un exemplaire du rapport Levhari dans l’original en hébreu, veuillez cliquer ici.

Pour télécharger une traduction du rapport en anglais, veuillez cliquer ici.

 

Rapport sur l’exode des cerveaux en Israël

En juin 2006, Omer Moav de l’Institut de politique économique et sociale, en collaboration avec Eric Gould de l’Université hébraïque, a rédigé un article sur le nombre important d’universitaires, hommes d’affaires et membres de professions libérales qui quittent Israël. Selon ce rapport, 7% des universitaires israéliens ont quitté le pays pendant la période de sept ans couverte par l’étude. Les conclusions de ce rapport, ainsi que des propositions pour amender cette situation ont fait l’objet de plus de vingt mentions dans la presse immédiatement après sa publication, et la controverse continue à susciter un grand intérêt et à faire la manchette des journaux.

 

 

L’EXODE DES CERVEAUX ISRAÉLIENS        

En juillet 2006, Omer Moav, professeur d’économie à l’Université hébraïque et au Centre Shalem, a publié une étude pionnière sur les niveaux d’émigration de plus en plus élevés chez les citoyens les plus diplômés d’Israël. Rédigé en collaboration avec le professeur Eric Gould, de l’Université hébraïque, cet article, qui a fait l’objet d’une importante couverture dans les médias israéliens, montre comment le jumelage d’une fiscalité exorbitante et de bas salaires incite chaque année des milliers d’universitaires israéliens à rechercher des carrières à l’étranger. Les auteurs soutiennent que, si le gouvernement israélien ne prend pas immédiatement des mesures pour renverser cette tendance, Israël, non seulement se retrouvera avec une économie affaiblie, mais assistera également à une détérioration constante de son potentiel militaire, élément vital pour le pays.

 

Pour lire une traduction en anglais du rapport en hébreu dans son intégralité, cliquer ici.

 

Pour lire les commentaires sur le rapport parus dans le Jerusalem Post, cliquer ici.