| L’Institut d’archéologie du peuple juif |
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Depuis la renaissance de la vie nationale juive à la fin du XIXe siècle, l’archéologie joue un rôle central pour étayer la fiabilité de la Bible en tant que récit historique, ainsi que pour renforcer le lien ancien entre le peuple juif et le Pays d’Israël. Au cours des cinquante dernières années, des archéologues comme William F. Albright, Yigael Yadin et Benjamin Mazar ont effectué, dans tout Israël, des fouilles montrant qu’un peuple juif distinct de tous les autres s’était installé dans le pays d’Israël il y a plus de trois mille ans, créant un royaume avec Jérusalem pour capitale et revenus reconstruire ce royaume après la destruction du Premier Temple.
Au cours de ces vingt dernières années, cependant, ce domaine a connu un certain déclin, de nombreuses institutions ayant supprimé les ressources affectées à la recherche sur l’époque biblique, et les fouilles réalisées étant de moins en moins centrées sur les thèmes majeurs de l’histoire du peuple juif dans l’Antiquité. Dans le même temps, une nouvelle école installée en Europe et inspirée par des méthodologies post-modernes, affirme que la Bible consiste, pour une grande part, en légendes forgées pour des motifs politiques, plusieurs siècles après l’époque biblique ; que Jérusalem n’était pas la capitale d’un important royaume tel que le décrit la Bible ; qu’en fait, il n’exista jamais de royaume israélite unifié, la nation juive étant née d’un schisme ; et que des personnages comme David et Salomon furent entièrement inventés. Cette nouvelle école soutient également que les premiers sionistes ont sollicité la lecture de la Bible afin de légitimer leurs propres aspirations politiques et que l’archéologie biblique d’aujourd’hui demeure un instrument politique au lieu d’être au service de la science.
Face à ce défi, l’Institut d’archéologie du peuple juif du Centre Shalem aspire à restituer ses racines à cette discipline déterminante qu’est l’archéologie biblique en procédant à une évaluation intellectuelle rigoureuse du lien entre les Juifs et leur terre. Dans le cadre de cette évaluation, les chercheurs de l’Institut entreprennent des fouilles, ainsi que d’autres recherches à Jérusalem et dans d’autres régions d’Israël. Ils procèdent aussi à une recherche originale synthétisant et réinterprétant les découvertes de fouilles réalisées ailleurs.
Parmi les membres de l’Institut d’archéologie : Eilat Mazar, professeur Joshua Schwartz, professeur
David Hazony, « Memory in Ruins », Azure 16, hiver 2004 David Hazony, « Facts Underground », Azure 22, automne 2005
Parmi les initiatives spécifiques prises par l’Institut :
Fouilles à la Cité de David Au cours de l’été 2005, Mme Mazar a achevé la première phase des fouilles dans la Cité de David à Jérusalem. Les découvertes ont permis de remodeler le débat scientifique et public en matière d’archéologie biblique. Les fouilles ont été réalisées de février à août 2005 en partenariat avec la Fondation Ir David, sous l’égide de l’Université hébraïque, et avec la coopération de l’Office des parcs nationaux d’Israël et de l’Office des Antiquités d’Israël. E. Mazar et son équipe ont mis à jour les murs d’un imposant édifice datant probablement du Xe siècle avant l’ère chrétienne, époque du règne du roi David à Jérusalem d’après la Bible. Selon E. Mazar, il existe d’importantes preuves archéologiques et textuelles suggérant qu’il s’agirait du palais construit pour David par le roi phénicien Hiram de Tyr, décrit dans le second Livre de Samuel. Cliquer ici pour en savoir davantage sur les fouilles de la Cité de David.
Deuxième phase des fouilles d’E. Mazar sur le palais : exhumation d’énormes murs, liens avec la célèbre « structure de pierres juxtaposées » (step stone) De retour au laboratoire, analysant les vestiges témoins découverts pendant la deuxième phase des fouilles dans la Cité de David, Eilat Mazar s’efforce toujours de mettre à jour un édifice qu’elle estime être le palais du roi David. Cette deuxième phase, qui se déroule sur un terrain contigu à celui de la première phase, a exhumé des murs de 7 mètres d’épaisseur et ont montré que l’édifice est bien plus important que ne l’avait pensé auparavant l’archéologue. Le rapport somptueusement illustré sur la deuxième phase des fouilles est disponible auprès de Shalem Press et dans les librairies d’Amérique du Nord. Cliquer ici pour plus amples informations et pour voir des photos de la dernière phase des fouilles
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